terça-feira, 24 de julho de 2012

LANDRÉ 4

Le Retour à la Vie
Dans cet enfer, le sol est fait de métal en fusion où brûle en permanence un énorme feu. Le damné y naît lorsque mûrit pour lui le fruit des actes passés qui l'y destinent. Il y naît d'une naissance miraculeuse, avec un corps de taille pleinement développée, et peu de capacité à supporter la chaleur et la crainte. Sitôt né dans cet endroit, son esprit le déteste et s'afflige:
"Quel malheur d'être né là! J'espère que personne ne viendra me faire du mal dans un tel endroit."
Sous l'effet justement de cette pensée, il voit venir de toutes les directions, un grand nombre de puissants serviteurs de gShin rJe (le maître des morts) qui brandissent des armes et ont un aspect des plus terrifiants. Ils se mettent à poursuivre le damné, comme un chasseur ses proies, et lui font tout ce qu'un boucher fait aux animaux qu'il tue. Ils le frappent de leurs armes, le tranchent en morceaux, le transpercent, etc.... en lui infligeant toutes sortes de souffrances. Finalement, alors qu'il est à peu près mort et évanoui, et sous l'effet de son karma, un vent portant le son "Reviens à la Vie" souffle dans le ciel sur son corps. Il a pour effet de le ranimer et de nouveau, les serviteurs de gShin rJe se mettent à sa poursuite, lui infligeant sans fin de nouvelles tortures.
"Les serviteurs de gShin rJe qui vous écorchent tout entier vous font atrocement souffrir. Ils vous versent sur le corps du cuivre fondu dans un brasier ardent et tranchent votre chair en cent morceaux avec leurs épées et leurs lances brûlantes, vous faisant tomber sur le sol de métal incandescent. Toutes sortes de tortures vous sont ainsi infligées." (sPyod 'Jug)
Les Lignes Noires
La situation de base est la même que dans l'enfer précédent, mais en plus, les serviteurs de gShin rJe dessinent sur le corps du malheureux damné un réseau de lignes noires, comme les lignes servant de repère à un menuisier. Se saisissant alors de scies acérées et à l'acier incandescent, ils découpent suivant le tracé de ces lignes et achèvent leur travail à la hache.
"Certains vous découpent à la scie tandis que d'autres arrachent les morceaux avec une hache insupportablement aiguisée. " (bShes sPring, Suhrillekha)
L'Ecrasement
Dès que le damné naît sur le sol de fer incandescent, il ressent une insupportable sensation de brûlure et cherche partout un endroit où fuir. D'énormes montagnes à la face de yak et de buffle se rapprochent alors jusqu'à l'écraser et le réduire en poussière, tout comme on écrase des graines de sésame. Un flot de sang incessant coule. Lorsque les deux montagnes s'écartent enfin légèrement, sous l'effet de son karma, son corps reprend sa forme primitive, et de nouveau la même situation se reproduit sans fin. Le même texte nous dit:
"Vous êtes écrasés comme des graines de sésame ou réduits en poussière comme des grains de sable."
Les Hurlements
La situation se présente comme dans l'enfer précédent, mais en plus, on aperçoit au loin une maison. Dans le désir de s'y réfugier, on avance sur le sol de métal incandescent au prix de terribles brûlures. Lorsqu'on parvient enfin dans la maison, les portes se referment sur soi et on se retrouve cerné de tous côtés par un feu ardent qui vous dévore. Il n'y a alors plus rien à faire que de hurler de cris qui semblent sortir de votre coeur même.
Les Grands Hurlements
Tout se présente ici comme dans l'enfer précédent, sauf que le damné pénètre dans une double enceinte de maison incandescente. Les sensations de brûlure étant deux fois plus fortes que dans le cas précédent, les hurlements sont encore plus forts.
L'Enfer Brûlant
Là, les serviteurs de gShin rJe se saisissent du damné et lui transpercent le corps de l'anus jusqu'au sommet de la tête d'un pieu incandescent. On voit alors des flammes s'échapper par la bouche et les narines.
L'Enfer Extrêmement Brûlant
Ici, c'est un pieu en forme de trident qui est enfoncé dans le corps du damné par l'anus et les deux fesses et qui ressort par les deux épaules et le sommet de la tête, en laissant s'échapper un flot de sang, de graisse et des flammes par la bouche et les narines. Le même texte s'exprime ainsi:
"Certains sont complètement transpercés par un pieu incandescent."
L'Infinie Souffrance
Le damné est placé dans un énorme chaudron empli de métal en fusion, dont la dimension est de vingt mille Patsé (dPag Tshad, unité de mesure égale à huit unités dites rGyang Grags, le rGyang Grags équivalent lui-même à cinq cent brassées, une brassée valant quatre coudées). Tout son corps s'enflammant alors, il y endure sans fin une souffrance insoutenable.
"Tout comme la félicité éprouvée dans la libération de l'attachement à l'existence, est la plus grande de toutes, la souffrance endurée dans l'enfer de l'Infinie Souffrance est la plus insupportable de toutes les souffrances." (Même texte)
C'est là la plus affreuse de toutes les souffrances possibles pour un être vivant.
Quelle est la durée de ces enfers?
"Cinquante années d'une vie humaine équivalent à une journée de vie chez les dieux des plus bas étages de la sphère du désir, qui vivent eux-mêmes cinq cents de leurs années. Chacun des royaumes plus élevés atteint un nombre d'années double de celui qui le précède. Un jour de vie dans chacun des six enfers à partir du premier Retour à la Vie équivaut à la durée entière de la vie dans l'un des six royaumes des dieux de la sphère du désir, à partir du plus bas." (mdZod)
Ainsi, cinquante années humaines équivalent à un jour de vie au royaume des quatre Grands Rois. Trente de ces jours font un mois, douze de ces mois font une année et la vie dans ce royaume dure ainsi cinq cents de ces années. La durée totale de leur vie équivaut à un jour de vie dans le premier enfer Retour à la Vie. Les damnés dans cet enfer vivent cinq cents de leurs propres années ainsi calculées.
De la même manière, cent années humaines équivalent à un jour de vie dans le royaume suivant appelé Trente Trois et les dieux de ce royaume vivent mille de leurs années. Cette durée équivaut à un jour de vie dans l'enfer des Lignes Noires qui dure mille de leurs propres années.
La durée de vie dans le royaume céleste dit Libre de Querelles (Tib. 'Thab Bral) est de deux mille ans et un jour de ces années équivaut à deux cents années humaines. Cette durée entière égale un seul jour passé dans l'enfer de l'Ecrasement où la durée de vie est de deux mille de ces années.
La durée de vie dans le royaume céleste dit de la Joie (Tib. dGa' lDan) est de quatre mille ans et un jour de ces années équivaut à quatre cents années humaines. Cette durée entière égale un seul jour passé dans l'enfer des Hurlements où la durée de vie est de quatre mille de ces années.
La durée de vie dans le royaume céleste dit de la Joie Miraculeuse (Tib. 'Phrul dGa') est de huit mille ans et un jour de ces années équivaut à huit cents années humaines. Cette durée entière égale un seul jour passé dans l'enfer des Grands Hurlements où la durée de vie est de huit mille de ces années.
La durée de vie dans le royaume céleste dit de la Puissance par le Miracle des Autres (Tib. gZhan 'Phrul dBang Byed) est de seize mille ans et un jour de ces années équivaut à mille six cents années humaines. Cette durée entière égale un seul jour passé dans l'enfer Brûlant où la durée de vie est de seize mille de ces années.
La vie dans l'enfer Extrêmement Brûlant dure un demi éon moyen et celle de l'enfer de l'Infinie Souffrance est d'un éon moyen.

Pour résumer tout cela, les durées de cinq cent années, mille, deux mille, quatre mille, huit mille, seize mille, un demi éon moyen et un éon moyen, s'appliquent à la suite des huit enfers chauds.
Comment donc réfléchir à tout cela? En premier lieu il convient d'accomplir les préliminaires comme indiqué plus haut, puis de penser:
"Hélas, cette roue de l'existence est brûlante, fort brûlante, extrêmement brûlante et en son sein, se trouvent les enfers chauds dont le lieu, les conditions et la durée sont tels qu'on vient de les décrire. Moi qui maintenant ne puis supporter même la plus petite sensation de souffrance du fait d'une arme ou d'une étincelle, que ferais-je donc si je devais subir la souffrance des enfers chauds.?"
C'est par une telle réflexion prolongée qu'il convient comme tout à l'heure de produire le désir de la pratique du Dharma.
c) Les Enfers Avoisinants et Autres
Ce sujet comprend deux parties, celle qui concerne les Enfers Avoisinants et celle concernant les Autres (enfers).
Les Enfers Avoisinants s'appellent: les Fosses de Feu, la Boue de Cadavres Putréfiés, le Chemin de Lames, la Forêt d'Epées, les Arbres Shalmali et la Rivière.
"Aux huit enfers principaux s'ajoutent seize autres. Il s'agit, dans chacune des quatre directions, des enfers des Fosses de Feu, de la Boue de Cadavres Putréfiés, du Chemin de Lames, etc... et de la Rivière." (mDzod)
En plus des quatre enfers expressément nommés, "etc..." indique la Forêt d'Epées et les Arbres Shalmali. Ces six enfers entourent donc les huit enfers chauds dans toutes les directions. Lorsque finalement s'épuise le karma ayant conduit à endurer les souffrances des huit enfers chauds principaux, il faut pourtant encore subir une fois dans chacune des quatre directions, les souffrances des enfers avoisinants.
De quelle manière le damné subit-il ces souffrances? Lorsque pour lui prennent fin les souffrances subies dans l'enfer principal, il forme le désir de s'enfuir vers un endroit agréable et d'y demeurer. Il s'enfuit rapidement dans une direction, l'Est par exemple et là, très vite, sa route est barrée par une immense fosse de feu terrible. Croyant y voir une plaisante plaine, il s'y engage sans hésiter et s'y enfonçant jusqu'au sommet de la tête, tout son corps et sa peau sont brûlés jusqu'à l'os, dans d'atroces souffrances.
Au sortir de cet endroit, il croit voir une mare d'eau stagnante et trouble. Espérant pouvoir soulager les douleurs des brûlures qu'il vient de subir et s'y rafraîchir, il s'y engage. Il s'enfonce et tout son corps se trouve pris dans une boue de cadavres en décomposition à l'odeur fétide. Alors, des vers au corps jaune et à la tête noire, habitants de la mare, lui transpercent le corps de part en part et le dévorent tout entier jusqu'à la moelle, lui infligeant d'atroces souffrances.
Au sortir de cet endroit, il croit apervevoir comme une prairie verte. Lorsqu'il s'y engage, cette prairie devient un large chemin hérissé de lames qui lui déchirent le pied à chaque pas. Ne pouvant soutenir cette douleur, il perd l'équilibre et tombe; c'est tout son corps alors qui se trouve découpé.
Plus loin, il croit voir une forêt profonde. Désirant s'y reposer, il se dirige vers elle et lorsqu'il y parvient, un grand vent se lève qui secoue fortement les arbres. Ceux-ci perdent alors leurs feuilles, qui, en tombant, se transforment en une pluie d'épées acérées qui découpent son corps en mille morceaux, lui infligeant une souffrance terrible.
Il aperçoit alors une grande montagne. En parvenant à son pied, il se fait déchirer par les chiens effrayants des enfers. Malgré ses hurlements et ses appels déchirants et terribles, personne ne vient à son aide. Finalement, les chiens le déchirent et le dévorent tout entier jusqu'à lui infliger la torture de le réduire en petits morceaux. Il croit alors entendre les cris d'appel de son ou de sa bien-aimée de la vie précédente, lui parvenant du sommet de la montagne. Entreprenant de la gravir, sa chair se fait déchirer par les épines métalliques dirigées vers le bas, des arbres Shalmali poussant partout sur le flanc de cette montagne. Parvenant enfin malgré tout au sommet, il ne voit plus aucune trace de sa bien-aimée, mais il se fait arracher les yeux par d'effrayants oiseaux infernaux qui dévorent aussi sa cervelle et lui déchirent le ventre. Après avoir ainsi subi ces effrayantes tortures, de nouveau, il croit entendre les appels de sa bien-aimée, venant cette fois du bas de la montagne. Alors qu'il se met à redescendre la montagne, les épines des mêmes arbres se tournent alors vers le haut et, comme tout à l'heure, le transpercent et lui déchirent la chair.
"Certains, les bras étirés vers le ciel, se font dévorer par d'effroyables dogues aux crocs d'acier, d'autres sont déchirés, impuissants, par les becs d'acier acérés et les serres de corbeaux." (bShes sPring)
Le corps, reprenant alors son apparence initiale, cherche de nouveau un lieu où se réfugier. Croyant voir de l'eau dans un grand fleuve de cendres brûlantes, il s'y engage sans hésitation et éprouve alors d'atroces sensations de brûlure. Parvenant près de la rive opposée, il la trouve malheureusement gardée par des serviteurs infernaux portant toutes sortes d'armes. N'osant s'en approcher, il doit faire demi-tour et se retrouve alors, comme s'il avait perdu le sens de l'orientation, dans le lieu des souffrances principales de l'enfer chaud d'où il vient. Se rappelant la douleur endurée dans cet endroit, il s'enfuit très vite vers le Sud et de nouveau, comme précédemment, il rencontre les Fosses de Feu et autres lieux avoisinants, dont il endure une nouvelle fois les tortures avant de se retrouver dans le même lieu central de l'enfer principal. Il doit alors encore subir une fois à l'Ouest et une fois au Nord, toutes les tortures des enfers Avoisinants.
C'est ainsi que les tortures subies dans l'enfer du Chemin de Lames, celui de la Forêt d'Epées et celui des Arbres Shalmali, l'étant au moyen de la même arme, ces trois enfers comptent pour un dans la classification, et l'on compte donc quatre fois quatre enfers Avoisinants, soit seize.
"Chacun des huit enfers chauds se trouve ainsi entouré par seize enfers avoisinants." (Dran pa Nyer gZhag)
Deuxièmement, il convient maintenant d'évoquer les Autres Enfers:
"Le damné cuit dans d'énormes chaudrons de cuivre, il avale des morceaux de métal en fusion, doit boire de la fonte en fusion, se fait labourer la langue par des socs de métal. On l'enveloppe dans des pièces de métal et on l'attache dans des chaînes, puis on le fait rôtir avec de la poudre de métal incandescent."
Ainsi donc, on le fait cuire dans de la fonte en fusion dans les énormes chaudrons des enfers. Les gardes infernaux lui enfournent dans la bouche de gros morceaux de fonte en fusion qu'il est forcé d'avaler. Il doit aussi boire le liquide de la fonte en fusion, puis on lui étire la langue sur une longueur d'un dPag Tshad environ et on la lui laboure d'un soc de charrue de métal incandescent. On l'enveloppe dans des feuilles de métal incandescent, puis on l'enserre de chaînes de la même matière. On le fait frire avec du sable de métal incandescent.
Il y a aussi d'autres enfers indescriptibles, tels que ceux où l'on se retrouve comme dans un pilier, comme dans un tapis servant de siège, comme dans un balai, des enfers où l'on est heureux le jour et torturé la nuit, d'autres où l'on est heureux la nuit et torturé le jour, etc.... A cette occasion, et selon le temps dont on dispose, on pourra rapporter l'histoire de Gro bZhin sKyes se rendant au bord de l'océan.
Ainsi, même la plus intense souffrance humaine ne peut égaler la plus petite des tortures des enfers.
"La souffrance à se trouver frapper de trois cents coups de lance en un jour dans ce monde, ne saurait égaler même la plus petite souffrance subie dans les enfers." (bShes sPring)
Quelle est la cause conduisant à de telles souffrances? Elle est essentiellement les pulsions de haine et d'agressivité. Ceux donc qui désirent leur propre bonheur seront bien avisés de s'entraîner à éviter la haine et la colère.
"Moi qui ne puis même supporter cette petite souffrance que j'endure maintenant, pourquoi donc ne m'appliqué-je pas de toutes mes forces à rejeter la colère qui me conduira dans les tortures infernales?" (sPyod 'Jug)
Comment bien réfléchir à tout cela? "Hélas, ces souffrances qu'on rencontre dans les enfers sont insupportables. Sans parler même des immenses souffrances dans les enfers chauds et froids, comment affronter celles qu'on doit subir dans les enfers avoisinants et autres? Moi qui maintenant, ne puis supporter la moindre piqûre d'aiguille, comment donc envisager de pouvoir soutenir les tortures des enfers avoisinants et autres?"
En réfléchissant de cette manière, comme tout à l'heure, on s'efforce de produire le désir de la pratique du Dharma.

2) LA SOUFFRANCE DES PRETAS (Tib. Yi Dvags ou Avides)
"Les Prétas aussi, subissent continuellement la souffrance de ne pouvoir satisfaire leurs désirs. Ils sont sans cesse confrontés à d'insoutenables souffrances dues à la faim, la soif, le froid, la chaleur, la fatigue et la peur." (bShes sPring)
Bien que le Sutra de Dran pa Nyer gZhag enseigne qu'il existe trente-six sortes de Prétas, on peut les regrouper en trois catégories, à savoir les Avides affectés de voiles extérieurs, les Avides affectés de voiles intérieurs et ceux qui sont affectés de ces deux sortes de voiles.
a) Les Avides Affectés de Voiles Extérieurs
L'endroit où ils naissent ressemble à un pâle désert de sable ou de caillou, privé de la moindre source d'eau. Les êtres ayant accumulé des actes similaires renaissent là ensemble.
"Certains ont des bouches minuscules comme le chas d'une aiguille et des ventres énormes comme une montagne. De par leur conformation, la faim sans cesse les tenaille. Ils ne peuvent trouver aucune nourriture, ne serait-ce que des déchets malpropres. D'autres vont nus, n'ayant que la peau et les os sur leur corps décharné, pareils aux hautes branches desséchées de l'arbre Tala". (bShes sPring)
Leur bouche est aussi petite que le chas d'une aiguille, leur gosier est fin comme un crin de cheval, leurs membres sont grêles comme des brins d'herbe, mais leurs ventres sont énormes comme des montagnes. Leurs cheveux sont emmêlés, tout leur corps est décharné et s'enfonce dans leurs os, c'est pour cette raison qu'ils ressemblent aux hautes branches desséchées de l'arbre Tala. Pourtant, cela ne les empêche pas d'être toujours affamés et assoiffés. Cette sensation qui ne leur laisse aucun répit, les pousse à marcher sans cesse pour de la nourriture ou de la boisson qu'ils ne trouvent jamais. Leur marche est comme celle d'un vieux char tout rouillé; en avançant, ils émettent des craquements et des grincements et leurs articulations frottant l'une contre l'autre leur causent des douleurs aussi vives qu'un feu brûlant. Malgré ce qu'ils endurent, la plupart du temps, ils ne trouvent pas la moindre nourriture. Quand exceptionnellement, il leur arrive d'en trouver une petite quantité, elle se trouve sous la garde de plus forts qu'eux portant des armes, qui les frappent et les maltraitent. Ne pouvant se nourrir, ils endurent alors une grande souffrance physique et morale.
b) Les Avides Affectés de Voiles Intérieurs
"Ils ont la bouche comme le chas d'une aiguille et un ventre mesurant de nombreux Patsé et ceci est cause de souffrance. Même si pour boisson, ils disposaient de toute l'eau du grand océan, elle ne pourrait passer par leur gosier rétréci. De plus, leur souffle empoisonné assèche la moindre goutte d'eau." (sLob sPring)
Outre toutes les souffrances énumérées plus haut, quand au bout d'énormes efforts, ils sont parvenus à trouver quelque vomissure ou déchet pour se nourrir, sous l'effet de l'empreinte que les habitudes d'avarice ont laissée sur leur esprit, ils n'osent pas le consommer de prime abord. Alors qu'ils entreprennent enfin de se sustenter, la nourriture entre difficilement dans leur bouche; si elle y entre, elle ne peut ensuite passer le seuil du gosier; si elle y pénètre et qu'elle parvient dans leur ventre, elle ne leur est d'aucun réconfort et ne supprime pas la sensation de faim et de soif qui les torture sans cesse.
 


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