LA FOI
En premier lieu, il est indispensable que le disciple qui sera guidé
grâce à la Triple Vision possède la foi, car il est
dit dans le Chos bCu pa'i mDo (Dashadharma Sutra):
"Aucun bon résultat ne pourra apparaître chez les hommes
dépourvus de foi, tout comme la semence brûlée par
le feu ne donnera aucune pousse verte. "
Si la foi est absente, la fondation même de la vertu se trouve
absente. On ne peut alors accéder à la voie de la libération.
Nulle qualité propre au Dharma des Bouddhas ne peut être atteinte,
nulle bénédiction du Lama ou des trois joyaux ne peut être
obtenue. Si on veut mettre le Dharma en pratique, la foi est donc indispensable.
"La foi est un préliminaire indispensable comme la mère
qui enfante. Elle est la source de toutes les qualités qu'elle fait
prospérer. Elle dissipe les doutes et permet de traverser les fleuves
(de la souffrance). La foi est la marque de la cité du bonheur.
La foi rend l'esprit clair et pur, elle met fin à la vanité
et est la racine de l'humilité. La foi est le meilleur des trésors,
des joyaux, elle est comme les jambes qui nous portent, comme les bras
qui nous permettent de recueillir les vertus. " (dKon mChog sGron ma'i
mDo, Ratna pradipa Sutra)
Qu'est-ce que la foi?
Le Chos mngon pa (Abhidharmakosha) répond:
"Elle est confiance dans les actes, leurs résultats, dans la
vérité et dans les joyaux; elle est aussi aspiration et profonde
appréciation."
Une personne dotée de ces trois sortes de foi - profonde appréciation,
aspiration et confiance - ne devra en aucun cas abandonner le Dharma sous
la pression de l'une ou l'autre des quatre causes qui y conduisent. Ces
quatre causes sont: le désir, la haine, la peur et l'ignorance.
Celui qui n'abandonne pas le Dharma, même sous l'effet de l'une d'entre
elles, est une personne dont la foi ne peut être atteinte par les
oeuvres du démon. Ne pas abandonner le Dharma sous l'effet du désir
signifie que, connaissant les méfaits de l'avidité, jamais
on ne se détournera du Dharma, quand bien même une telle conduite
nous procurerait les richesses de la royauté.
Le maître Maitreya dit:
"Le bonheur du Samsara est éphémère. Même
s'il n'y a rien à en espérer, l'ignorant le recherche pourtant.
Le chercheur obstiné de la libération s'en détourne,
s'agirait-il même des richesses que procure la royauté. "
Ne pas abandonner le Dharma sous l'effet de la haine signifie que:
"Un seul accès de colère chargée de haine réduit
à néant les efforts vertueux tels que la pratique du don,
des offrandes aux Sugatas et autres vertus accumulées durant mille
éons. Il n'y a pas pire faute que la haine, pas plus grande ascèse
que la patience. Appliquez-vous donc à la patience. Entraînez-vous
de diverses manières à méditer la patience." (sPyod
'Jug, Bodhicaryavatara)
Se détourner du Dharma sous l'effet de la haine ou de la colère
ne fait aucun tort à notre ennemi, elle est par contre la cause
de notre propre perte. Reconnaissant les méfaits d'une telle haine,
on ne se détournera donc jamais du Dharma à cause d'elle.
Ne pas abandonner le Dharma sous l'effet de la peur signifie que même
si quelqu'un menaçait de nous tuer si nous continuions à
agir en harmonie avec le Dharma, ou de nous dépouiller de toutes
nos possessions, nous ne nous laisserions pas intimider pour autant. Sachant,
en effet, que les peurs ou souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison
de celles des enfers, on veillera à ne jamais se détourner
du Dharma. Le même texte nous dit:
"Dussent tous les dieux et anti-dieux se retourner contre moi, ils ne
pourraient pourtant réussir à me plonger dans le feu éternel
des enfers. Tandis que la rencontre avec ce puissant ennemi que sont les
mauvaises pulsions, capables de réduire en cendres la Montagne Centrale,
m'y jetterait en un éclair."
Selon ce texte du sPyod 'Jug, ne pas abandonner le Dharma sous l'effet
de l'ignorance signifie que:
"Les personnes souffrant de maladie sont incapables d'agir. De même,
lorsque l'esprit se trouve sous l'emprise de l'ignorance, on ne peut réussir
en rien dans le Dharma."
Comprenant que toutes les fautes proviennent de l'ignorance du bien
et du mal, si l'on veut combler cette lacune, il faudra suivre l'exemple
des histoires racontées à Nor bZang par le jeune homme dPal
Gyi 'Byung gNas et la jeune fille dPal Gyi bLo Gros ma. Celles-ci enseignent
à se fier aux conseils d'amis spirituels plus avancés ainsi
qu'à lire soi-même les Sutras afin de pouvoir parfaitement
distinguer le bien du mal. Le texte du sPyod 'Jug dit encore:
"De la vie de dPal 'Byung, apprenez comment servir votre Lama. Vous
le saurez aussi en vous reportant aux discours et Sutras du Bouddha."
En bref, ne pas se détourner du Dharma à cause de l'une
de ces quatre conditions contraires, assure le succès dans la voie
du Dharma.
Le Rin Chen Phreng ba (Ratnavali) affirme:
"L'être empli de foi est celui qui ne se détourne pas du
Dharma sous l'effet d'une conduite liée au désir, à
la haine, à la peur ou à l'ignorance. Il constitue le meilleur
réceptacle de toutes les réussites."
Reconnaissant ainsi la foi comme la racine de toutes les qualités,
pour ne pas en gaspiller le trésor qu'elle constitue et la faire
prospérer, on s'appliquera à prier le Lama et les trois joyaux,
à comprendre le sens des actes des êtres saints, à
lire les Sutras parfaits, à éviter la compagnie de mauvais
amis tout en recherchant au contraire, celle d'amis à la conduite
pure. Il faudra ainsi s'appliquer à tous les moyens de faire produire
au mieux le champ de la foi.
"Celui qui aspire à mettre un terme à la souffrance et
à parvenir à la perfection du bonheur, devra affermir la
racine de la foi et tourner fermement son esprit vers l'éveil."
(bsLab bTus, Shiksha Samuccaya)
Afin de faire naître la foi en ceux qui en sont dépourvus
et l'affermir chez ceux qui la possèdent, il est bon d'écouter
les récits de la vie des Lamas de la lignée spirituelle que
l'on suit, de développer à leur égard ferveur et respect;
enfin, de leur adresser les prières que l'enseignement nous transmet.
Une telle personne douée de foi doit embrasser la pratique dans
un lieu dont les qualités sont décrites dans le mDo sDe rGyan
(Sutralankara):
"Le lieu choisi pour la pratique du sage doit être bien approvisionné,
auspicieux. Il doit jouir d'un environnement de qualité, de l'entourage
de nobles compagnons et réunir toutes les conditions favorables
à la réussite de l'entreprise."
"Bien approvisionné" signifie qu'il doit être facile de
s'y procurer de la nourriture telle que celle fournie par les aumônes,
ou autre.
"Auspicieux" se réfère à la sécurité
du site choisi, celui-ci doit être dépourvu de voleurs ou
autres malfaiteurs.
La "bonne qualité de l'environnement" se réfère
à la qualité de la terre et de l'eau, etc... qui doit exceller
afin de ne pas provoquer de maladies.
La compagnie de "nobles compagnons" signifie que l'entourage humain
ne doit pas contribuer à la multiplication des mauvaises pulsions
ou des fautes.
"Les conditions favorables à la réussite de l'entreprise"
sont l'absence de foules humaines le jour, de même que l'absence
de bruit la nuit.
Il est donc conseillé à un débutant de pratiquer
dans un lieu tel que nous venons de le décrire. Comment ce dernier
doit-il s'asseoir? Il lui faut adopter une posture de méditation
correcte, telle que celle des jambes croisées dans la posture du
Dorjé ou toute autre, mais éviter de s'allonger, de s'adosser
ou d'être penché. Il est dit dans le bsGom Rim Bar ma (Bhavanakrama):
"Ayant placé devant soi une statue ou encore une image de Bouddha
ou de Bodhisattva, on accomplira les offrandes et autres pratiques, tout
en se maintenant sur un coussin confortable dans la posture du Bouddha
rNam par sNang mzad (Vairocana) ou dans la posture du demi-lotus."
LE REFUGE
La méditation telle qu'on doit la pratiquer se compose habituellement
d'une partie préliminaire constituée de la prise des refuges
et autres prières, de la séquence principale, sujet propre
de la méditation, enfin d'une conclusion constituée par la
dédicace des vertus acquises ainsi que le maintien dans l'esprit
du sens de la méditation. Ces deux parties, le préliminaire
et la conclusion devront être ajoutées à toutes les
méditations décrites plus avant dans cet ouvrage. Ici, pourtant,
le refuge constituant le corps de la méditation principale, nous
allons le décrire en détail, en développant les cinq
points qui le caractérisent: la cause, l'objet, la manière,
les bienfaits et les règles à suivre.
I- LA CAUSE DU REFUGE
Il y a trois causes susceptibles de conduire à la prise de refuge.
Ce sont: la peur, la foi et la compassion.
Que signifie prendre refuge sous l'effet de la peur? On cherche un refuge
lorsqu'on redoute la peur de la souffrance de l'existence, pour soi-même
ou pour autrui.
"Par le passé, j'ai désobéi à tes paroles
et me voilà maintenant confronté à une grande peur.
Cherchant en toi mon refuge, je te supplie de dissiper rapidement cette
peur." (sPyod 'Jug)
On prend ici la résolution de s'appuyer sur un refuge sûr
afin d'échapper à la souffrance dans laquelle on se trouve
soi-même ou autrui.
Quant à rechercher un refuge sous l'effet de la foi, cela consiste
à développer la foi provenant d'une profonde appréciation
des qualités de l'objet du refuge possèdant le pouvoir de
délivrer de la peur de la souffrance. La foi peut aussi provenir
du désir d'obtenir un état identique à celui de l'objet
du refuge. Ce peut aussi être la foi de la confiance dans la profonde
vérité de la loi de production des évènements
en fonction de causes et de conditions. Ces trois sortes de foi incitent
à la recherche d'un refuge.
Rechercher un refuge à partir de la compassion est le propre
d'une personne appartenant naturellement à la voie du Mahayana.
Cette personne est poussée au refuge devant l'observation de la
souffrance d'autrui. Elle ne peut la tolérer, imaginant ce qu'elle
endurerait si elle était elle-même confrontée à
une telle situation. Emue par la compassion, elle cherche un refuge afin
de protéger l'autre de la souffrance.
Si l'on veut résumer, on dira qu'il est très important
de prendre refuge tout en demeurant lucide par rapport aux trois causes
que nous venons de décrire, car prendre refuge sans réfléchir
ne peut conduire à aucun bon résultat.
"Toute pratique de récitation de mantras ou autre ascèse,
même accomplie durant de longues périodes, si elle est faite
avec l'esprit distrait et occupé ailleurs, est dépourvue
de sens. Ainsi parle l'omniscient Bouddha." (sPyod 'Jug)
II- L'OBJET DU REFUGE
-Bien qu'on relève des différences concernant les objets
du refuge en fonction des véhicules -grand ou petit- ainsi qu'en
fonction des limites de réalisation (écoles de pensée)
à l'intérieur de ces véhicules, pour ce qui nous concerne
ici, les premiers objets du refuge sont le Lama et sa propre lignée
de maîtres. Le Lama est le maître qui nous révèle
la voie sublime.
-Le deuxième objet de refuge est le joyau du Bouddha qui jouit
de toutes les réussites personnelles telles que la possession du
corps de Dharma, libre de tout défaut et doué de toutes les
qualités. Il possède aussi le pouvoir de la réalisation
du bien d'autrui qu'il accomplit dans son corps de la forme aussi longtemps
que dure le Samsara.
-Le troisième objet du refuge est le joyau du Dharma qui se compose
de la partie doctrinale des Trois Corbeilles et des Douze Membres de la
Parole du Bouddha, et de la partie de réalisation sous la forme
des Trois Entraînements ou des deux aspects de la cessation de la
souffrance et du chemin y conduisant.
-Le quatrième objet de refuge est le joyau de la communauté
constituée à la fois par tous les êtres éminents
demeurant à un degré d'avancement tel qu'ils n'ont plus à
revenir contraints dans le monde, et par tous les êtres ordinaires
qui sont entrés dans la voie avant que je ne le sois moi-même.
III-COMMENT PRENDRE REFUGE?
On commence par se prosterner devant les images des Lamas et des trois
joyaux, on leur fait offrande, etc.... On s'assoit ensuite sur un coussin
confortable dans la posture de méditation. Imaginant que l'assemblée
des Lamas, des Bouddhas et de leurs fils ainsi que tous leurs disciples,
se trouve réellement présente dans le ciel en face de soi,
que l'on est soi-même en compagnie de tous les êtres vivants
des six états d'existence dont notre propre père et mère,
on joint les mains en signe d'humilité physique. On manifeste également
vocalement son respect en récitant les refuges. Ce faisant, on développe
en son esprit une grande foi et une grande humilité, tout en s'avouant
que par le passé et dans un grand nombre d'existences antérieures,
on a négligé de suivre les préceptes de ses maîtres.
N'ayant pas pris les trois joyaux pour refuges, cela nous a conduit à
endurer un grand nombre de souffrances au sein de la roue de l'existence.
Le pratiquant prend maintenant ces résolutions:
"Désormais, ce jusqu'à l'obtention de l'éveil,
je ne placerai plus mes espoirs que dans la compassion du Lama et des trois
joyaux.
Dans un esprit de parfaite confiance, je penserai que le Lama et le
Bouddha sont les maîtres qui révèlent la voie de la
parfaite libération, que le Dharma est la voie même et que
la communauté représente les compagnons dans la pratique
de la voie. Puis je supplierai le Lama et les trois joyaux pour que, dans
leur omniscience, ils fassent en sorte que tous les actes du corps, de
la parole et de l'esprit de tous les êtres vivants suivent toujours
la voie des Bouddhas.
Je penserai également que, tout comme je prends moi-même
refuge, les êtres de l'espace infini suivent mon exemple."
On récitera ainsi un grand nombre de fois et du fond du coeur,
la formule des refuges divisés en quatre parties.
Pour conclure, on se prosterne devant le Lama et les trois précieux
joyaux, prenant refuge en eux et priant ainsi:
"Je vous prie de bien vouloir accorder vos bénédictions
à mon continuum mental. Bénissez-moi afin que mon esprit
incline au Dharma; afin que je puisse pratiquer la voie du Dharma; afin
que les erreurs sur la voie se dissipent; afin que ces erreurs m'apparaissent
en tant que connaissance transcendante; afin que, pas un instant, mon esprit
ne soit encombré de soucis contraires au Dharma; afin que les couches
profondes de mon esprit voient naître un amour, une compassion et
un esprit d'éveil authentiques et afin que j'obtienne rapidement
l'état de Bouddha omniscient parfaitement accompli."
Si on désire réciter le refuge en vers:
"Dans le glorieux Lama racine avec sa lignée qui est la quintessence
du corps, de la parole, de l'esprit, des qualités et de l'activité
divine
de tous les Sugatas des trois temps et des dix directions,
la source des quatre-vingt quatre mille doctrines du Dharma,
le maître suprême de l'éminente communauté,
à partir de maintenant et jusqu'à l'obtention de l'éveil,
moi-même et tous les êtres des trois sphères de
l'espace infini,
nous prenons refuge dans le plus grand respect de nos trois portes.
Dans les Bouddhas qui sont les maîtres ayant atteint la perfection
du renoncement et de la réalisation, nous prenons refuge dans le
plus grand respect de nos trois portes.
Dans le saint Dharma qui est la doctrine des deux parties théorique
et de réalisation, nous prenons refuge dans le plus grand respect
de nos trois portes.
Dans la suprême communauté de ceux qui détiennent
les enseignements des Bouddhas et de leurs fils, nous prenons refuge dans
le plus grand respect de nos trois portes."
Cette prière doit être récitée autant de
fois que possible. Puis on poursuit ainsi:
"Devant le Lama et les précieux joyaux, nous nous prosternons
tout en prenant refuge. Je les prie de bien vouloir accorder leurs bénédictions
à mon corps, parole et esprit ainsi qu'à ceux de tous les
êtres vivants.
Bénissez-nous afin que notre esprit incline au Dharma; afin que
nous le pratiquions correctement; afin que les erreurs et illusions rencontrées
dans la voie s'apaisent; afin que les visions erronées apparaissent
comme connaissance transcendante; afin que les préoccupations étrangères
au Dharma disparaissent; afin que l'amour et la compassion puissent naître;
afin que nous puissions pratiquer les deux esprits d'éveil, et afin
que nous obtenions rapidement l'état de Bouddha."
Ayant par trois fois, ou plus, prié de cette manière,
on imaginera alors que les objets de refuge nous regardent de leur sagesse
transcendante omnisciente; qu'ils nous considèrent avec leur compassion
bienveillante; qu'ils nous protègent de leur divine activité;
qu'ils nous gardent et nous bénissent avec leur pouvoir de protection.
Pour conclure, on dédie le mérite de cette méditation
pour le bien de tous de même qu'on s'efforce de cultiver le souvenir
de sa signification de manière suivante:
Au sortir de la méditation, nous devrons souhaiter que la vertu
acquise permette à tous les êtres vivants qui ont un jour
été nos parents, de réaliser les deux objectifs, le
leur et celui d'autrui, et d'atteindre l'état de Bouddha. On pourra
également réciter les vers de dédicace composés
par le maître Nagarjuna ainsi que les autres paroles de dédicace
ou de bons souhaits que l'on connaît.
Dans tous les intervalles entre les séances, il convient de se
remémorer les qualités des trois joyaux et de ne jamais se
trouver en contradiction avec les règles propres au refuge tout
en cultivant toujours le désir de suivre leurs enseignements. Il
est très important de toujours se remémorer le sens de la
pratique car il est dit qu'une vertu dépourvue de ce souvenir perd
tout son sens.
"La non-vigilance est comme un voleur qui, accompagnant notre oubli
du sens véritable, nous dérobe l'ensemble des mérites
accumulés tout en nous conduisant vers les mauvais états
de renaissance." (sPyod 'Jug)
Ainsi donc si l'on désire conserver les règles, il faut
principalement s'exercer à contrôler son propre esprit.
"Qui désire garder une discipline devra maintenir un contrôle
strict sur son propre esprit. Si l'on ne contrôle pas son esprit,
il est impossible de maintenir une discipline". (sPyod 'Jug)
terça-feira, 24 de julho de 2012
LANDRÉ 1
LA VOIE INCLUANT SON FRUIT
(LANDRÉ)
Tome 1
LA TRIPLE VISION
Instructions sur la voie développées à partir
du traité racine de la Voie Incluant son Fruit ou Lamdré
par
Ngor Tchen Konchog Lhundrup
sous la direction de Son Eminence
Ngor Ewam Phendé Rinpoché
Centre bouddhiste tibétain
3 rue du bout de la ville
27180 Les Ventes
ISBN 2-906828-02-5 (édition complète)
ISBN 2-906828-03-3 (vol 1)
PREFACE
C'est le grand Siddha indien Viroupa ou Birwapa, qui se trouve à l'origine de la diffusion des enseignements du Lamdré. Alors que découragé par de mauvais rêves ressemblant à de mauvais présages et par l'absence de résultats apparents après une pratique tantrique assidue de nombreuses années, il avait jeté son rosaire dans une fosse d'aisance, la déesse Nairatmya (tib. bDag Med ma, parèdre d'Hévajra) lui apparut durant son sommeil. Elle lui conféra les initiations complètes dans le Mandala d'Hévajra et il atteignit ainsi la première des terres de réalisation de la bouddhéité. Au cours des cinq nuits suivantes, il reçut de nouvelles instructions de la déesse qui lui permirent de progresser chaque jour d'une nouvelle terre jusqu'à devenir un grand Bodhisattva jouissant de la sixième terre de réalisation. Son comportement extérieur subit alors un grand changement. Quittant l'état de moine, il devint un yogui errant aux pouvoirs miraculeux, oeuvrant sans relâche pour le bien de la doctrine du Bouddha.
Continuant à progresser dans sa réalisation spirituelle, il formula l'essence de celle-ci dans un court enseignement oral connu sous le nom de Traité Racine des Paroles de Dorjé, basé sur les Tantras d'Hévajra. Ce traité est à la source de tous les développements ultérieurs de l'abondante littérature du Lamdré, oeuvre d'un grand nombre de saints et sages Lamas Sakyapas.
A partir de Birwapa et avant de parvenir au Tibet, ces enseignements furent transmis par quatre autres maîtres indiens successifs. Le grand traducteur 'Brog mi Lo tsa ba (993-1O77) les traduisit en tibétain et de nombreux détenteurs Sakyapas ultérieurs de la lignée écrivirent des commentaires à propos de divers aspects de l'enseignement. Satchen Kunga Nyingpo lui-même composa onze commentaires différents et son troisième fils, rJe bTsun Grags pa rGyal mTshan, rédigea également d'abondance sur le Lamdré.
Avant que n'apparaissent ces commentaires écrits, les enseignements furent pendant longtemps l'objet d'une transmission exclusivement orale et individuelle. Satchen Kunga Nyingpo lui-même demeura huit ans auprès de son maître Zhang sTon Chos 'Bar. Il en reçut les enseignements du Lamdré d'une manière graduelle, puisqu'il dut méditer afin d'accéder à une réalisation intérieure de chaque section déjà transmise avant que de recevoir la suivante. Ayant lors d'une maladie quelque peu oublié certaines des instructions de cet enseignement jusque lors principalement demeuré à l'état de transmission orale, et alors qu'il adressait de ferventes prières à ses maîtres, le puissant yogui Birwapa lui apparut dans une vision et durant un mois entier, entreprit de lui transmettre ce précieux enseignement dans son entier. C'est ainsi que les Sakyapas sont réputés posséder les deux sortes de lignées du Lamdré, la lignée ordinaire dite lointaine et la lignée proche directement du Mahasiddha Birwapa.
Plus tard, le Lama Dam pa bSod Nam rGyal mTshan (1312-1375) rédigea deux textes séparés. L'un concerne la partie préliminaire tandis que l'autre s'attache à la partie principale, donnant ainsi première forme à la manière dont ces enseignements furent ensuite transmis jusqu'à nos jours. Reprenant ce même schéma, Ngor Chen dKon mChog Lhun Grub (1497-1557) composa un traité détaillé dont la première partie, traitant des Trois Visions, est l'objet de la présente traduction. Il existe une version ultérieure et plus courte, qui est l'oeuvre de Nga dBang Chos Grags.
La première partie connue sous le nom de Triple Vision, traite de tous les préliminaires communs au Hinayana et au Mahayana, ainsi que de ceux propres au Mahayana. Leur étude est nécessaire avant d'aborder la transmission des instructions proprement tantriques, objets de la deuxième partie connue sous le nom de Triple Ligne. La Triple Vision est la vision impure, celle des êtres ordinaires; la vision de l'expérience est celle qu'obtient le pratiquant, et la vision pure constitue le propre de ceux qui parviennent au fruit ultime de la bouddhéité. Quant à la Triple Ligne, elle se compose de la ligne de cause qui est l'esprit substrat universel, de la ligne de méthode qui est le corps, enfin de la ligne du fruit qui est le Grand Sceau ou Mahamoudra.
L'AUTEUR
Ngor Chen dKon mChog Lhun Grub naquit à Sakya en 1497 et devint moine dans ce monastère à l'âge de treize ans. Il devint un maître accompli du Vajrayana. A l'âge de trente-huit ans, il reçut la charge d'abbé du monastère de Ngor Ewam Tcheu Den, qu'il détint jusqu'à sa mort en 1557. Il transmit ainsi plus de trente fois l'enseignement du Lamdré, et écrivit de nombreux textes.
LA TRADUCTION
A l'occasion de la première transmission du Lamdré en France en 198O par Son Eminence Phendé Rinpoché, une première traduction écrite des deux parties fut réalisée pour les besoins de l'enseignement. Cette première traduction très imparfaite, fut ensuite reprise et corrigée jusqu'à sa présentation définitive apparaissant dans ce livre, et Son Eminence Phendé Rinpoché a lui-même clarifié un grand nombre de points restés obscurs.
On trouvera dans ce premier tome l'intégralité de la première partie du Lamdré. La deuxième partie, c'est à dire la Triple Ligne, fait l'objet d'un deuxième tome. Après mûre réflexion et en considérant la situation présente du bouddhisme tibétain, Son Eminence Phendé Rinpoché a enfin accepté le principe d'une publication intégrale de cette oeuvre. Le fait qu'une traduction anglaise du Lamdré de Ngawang Chos Grags (plus courte que la présente de dKon mChog Lhun Grub) soit maintenant publiée et accessible à tous, a emporté la décision. Il faut pourtant répéter encore qu'il est indispensable de recevoir ces enseignements directement auprès d'un lama qualifié, et que la pratique d'après les seules indications de ce livre, serait au mieux inutile et au pire, dangereuse.
SON EMINENCE PHENDE RINPOCHE
Il est né en 1934 dans la province du Khams, à l'est du Tibet et fut très tôt reconnu par différents maîtres réputés, comme étant la réincarnation du défunt abbé de Ngor de la Maison des Phendé, le maître Jamyang Kunzang Thupten Tcheu Tchi Gyaltsen. Tous les représentants de cette sainte lignée sont révérés comme étant l'incarnation du grand sage indien Birwapa, qui occupe une place centrale dans la tradition Sakyapa, car il est à l'origine de la diffusion des enseignements concernant les pratiques d'Hévajra. Son Eminence Phendé Rinpoché est l'un des chefs actuels de l'influente branche Ngorpa qui possédait au Tibet, des centaines de monastères et près d'une quinzaine actuellement en Inde et dans les pays avoisinants.
Son éducation religieuse fut particulièrement soignée, couvrant tous les domaines de la connaissance bouddhiste. Il se trouve maintenant, entre autres, être l'un des rares dépositaires de la transmission de la monumentale collection du rGyud sDe Kun bTus ou Collection De Tous les Tantras. Il a accompli toutes les retraites majeures le qualifiant à transmettre les initiations qui sont la racine du précieux véhicule du bouddhisme tantrique, et est un maître du rituel.
Depuis la fondation de Ngor Ewam Phendé Ling en Normandie, Son Eminence a transmis en France, un grand nombre d'enseignements importants, tels ceux du Lamdré et bien d'autres. Il enseigne également régulièrement dans ses centres de Paris, Ngor Ewam Kunzang Ling, au centre de Poitiers Ngor Ewam Tcheu Ling et dans ses autres centres, notamment à Taiwan et dans d'autres pays.
L'ORNEMENT DE LA TRIPLE VISION
Exposé détaillé des pratiques préliminaires, expliquant les instructions essentielles de la "Voie Incluant Son Fruit" en accord avec le traité racine (de Birwapa)
Hommage aux pieds des vénérés Lamas à la grande bienveillance!
Que le maître(1), joyau du ciel, me garde,
lui qui, montant le char des deux accumulations pures,
s'élève ainsi très haut dans le ciel de la connaissance
et fait habilement rayonner l'infinie lumière de sa divine activité!
Que les Victorieux(2) sans pareil
qui ont purifié toutes les visions(3) impures entachées d'illusion grâce à la vision de l'expérience du Samadhi,
protègent les êtres vivants par la vision pure au coeur de toute chose qui est leur pour toujours!
Je m'incline avec respect aux pieds du puissant yogui(4) (épithète qualifiant Birwapa)
éternellement enivré du vin du nectar de grande félicité,
qui retient dans le ciel la course du soleil,
et inverse le cours du grand fleuve des souffrances du Samsara.
Dirigez maintenant votre attention sur ses instructions concernant la pratique des préliminaires,
car elles sont l'expression du sens de tous les Sutras et Tantras,
la voie unique foulée par tous les Bouddhas,
et la méthode suivie par les vénérés sages de Sakya.
INTRODUCTION GENERALE
Cette voie comprend:
1- Les instructions concernant la voie incluant son fruit, qui est le joyau des saints enseignements,
la voie unique foulée par tous les Bouddhas des trois temps,
l'essence de toutes les collections des Sutras et des Tantras qui sont la parole des Bouddhas,
la tradition enseignée par le puissant yogui sans peur Palden Tcheu Tchiong Birwapa,
la voie suivie par tous les sages et érudits,
le flambeau éclairant tous les Sutras et Tantras sans exception,
dont le sens est difficile à réaliser pour les êtres dépourvus de mérites,
l'escalier menant à la cité du Nirvana,
de la nature propre du plus sublime Samadhi de vacuité.
2- Les instructions concernant le fruit incluant la voie,
3- L'instruction selon laquelle si l'on connait une chose, on en connaît plusieurs,
4- L'instruction permettant de transformer les défauts en qualités,
5- L'instruction permettant de transformer les obstacles en pouvoirs,
6- L'instruction selon laquelle en reconnaissant le Samadhi, on dissipe les obstacles à la contemplation,
7- L'instruction selon laquelle en reconnaissant les obstacles, on détruit les oeuvres du démon,
8- L'instruction selon laquelle en sachant transformer les défauts en qualités, on sait transformer les obstacles en pouvoirs,
9- L'instruction permettant de connaître sans erreur le sens ultime et véritable des (5)Trois Corbeilles,
1O- L'instruction semblable à la pierre philosophale,
11- L'instruction sur le traité des (6)Paroles de Dorjé semblable au joyau exauçant les souhaits.
Ce sont ces enseignements que nous allons expliquer ici et que l'on devra mettre en pratique.
Pour y parvenir, on trouvera d'abord une explication à propos des moyens de transmission de l'instruction, puis la manière de mettre ces enseignements en pratique selon les instructions reçues; enfin une exhortation au pratiquant à respecter les Dix Secrets accompagnée de la transmission d'instructions bénéfiques aux disciples méritants.
Le premier point comporte trois développements concernant l'enseignement, les moyens de la transmission et la manière dont elle doit s'effectuer.
Le propos de l'enseignement est la Voie incluant son Fruit avec ses onze aspects profonds.
Les moyens de la transmission sont les quatre authenticités et les quatre lignées orales.
Quant à la manière dont elle doit s'effectuer, il convient que le sens du précieux enseignement de la Voie incluant son Fruit, du début à la fin, soit établi par les quatre authenticités et, qu'en particulier le sens de toutes les voies du Vajrayana soit déterminé par les quatre lignées orales.
On pourra se reporter au Lam'Bras Khog Phub, où tout ceci est expliqué en détail.
Le deuxième point portant sur la façon de mettre ces enseignements en pratique selon les instructions reçues, évoque les quatre manières possibles d'élucider la voie pour les disciples: l'élucidation selon le traité complet, l'élucidation au moyen de six points essentiels, l'élucidation au moyen de onze points essentiels et enfin l'élucidation en fonction des trois types d'intelligence, supérieure, moyenne ou inférieure.
Ici, les disciples seront guidés le long de cette voie parfaite au moyen de la première méthode, c'est-à-dire le traité complet. Selon cette méthode, le grand seigneur Sakyapa (Satchen Kunga Nyingpo) enseigne dans son Lam'bras Don bsDus ma que la voie se résume en sept points suivants, à savoir:
"L'établissement de la base, la voie elle-même, la destruction des concepts, les étapes de la progression, ce qui favorise la réalisation, ce qui dissipe les obstacles, et enfin la limite extrême de la réalisation avec son fruit."
Par ailleurs, le grand saint (Djetsun Trapa Djialtsen) pensa que toute la voie pouvait se résumer en deux parties, la première traitant des préliminaires et la seconde de la voie proprement dite. Il écrivit à ce propos:
"Si l'on désire guider un disciple empli de foi et capable d'obéir en tout à son Lama, selon le traité complet de la Voie Incluant son Fruit, il faudra d'abord le guider au moyen de la Triple Vision, puis grâce à la Triple Ligne qui condense le sens de tous les enseignements (du Vajrayana). Il faudra pratiquer selon cette progression qui se fait à deux niveaux."
Voilà également la voie que nous allons suivre.
domingo, 27 de maio de 2012
NASCIDO NO TIBETE - Revista Bodissatva
Nascido no Tibete
Por Carmen Navas Zamora
Em sua primeira visita ao Brasil, Sakya Trizin participa de debates sobre budismo, cultura de paz e atualidade, e concede transmissões Vajrayana da linhagem Sakya
A primeira visita de Sua Santidade Sakya Trizin, autoridade máxima da linhagem tibetana Sakya, trouxe um novo momento para o budismo brasileiro. Entre 21 e 26 de julho, Sua Santidade esteve nos Estados do Rio de Janeiro, São Paulo e Pernambuco, concedendo transmissões do budismo Vajrayana e participando de encontros e debates sobre questões contemporâneas. As palestras foram marcadas por emoção, alegria e admiração do público brasileiro, que ouviu ensinamentos sobre ação não-violenta, sustentabilidade e a preciosidade da vida humana. A vinda de Sua Santidade Sakya Trizin foi planejada pela comunidade de praticantes Sakya no Brasil, liderada pelo lama brasileiro Rinchen Khyenrab, e a visita tornou-se parte de uma turnê do líder budista pelo continente americano. Ele chegou acompanhado da esposa, Sua Eminência Gyalyum Chenmo, e do filho mais novo, Sua Eminência Gyana Vajra Rinpoche. Durante uma palestra para cerca de 400 pessoas, na Academia Brasileira de Letras, no Rio de Janeiro, Sakya Trizin elogiou o acolhimento da sanga e falou sobre a alegria de ensinar praticantes de diferentes culturas. Ele lembrou que durante sua infância não era possível ter qualquer contato com pessoas de outras regiões do mundo, devido ao isolamento do país. “Quando estava no Tibete, eu não sabia que existiam tantos países e nem conhecia seus nomes. Somente quando fui para a Índia ouvi falar sobre o Brasil, por isso é muito bom ter essa oportunidade de estar aqui”, ressaltou. Em Recife, Sakya Trizin e sua família participaram de um evento memorável: o encontro com a população da comunidade do Coque. Numa tenda montada com apoio do Governo de Pernambuco e de ONGs que atuam na comunidade, o mestre abençoou centenas de moradores e assistiu a uma dança inspirada em Tara, deidade feminina da compaixão.
A presença de Sua Santidade teve um significado especial para a população do Coque, que sofre com o preconceito provocado por uma antiga fama de lugar violento e insalubre. Estatísticas não-oficiais contabilizam cerca de 40.000 moradores, que vivem numa área de forte influência das marés. Menos de 1% das residências dispõem de saneamento básico, um forte contraste com bairros vizinhos na capital pernambucana*.
Aos praticantes Vajrayana, Sua Santidade concedeu transmissões importantes em Campinas, no Mosteiro Sakya Tsarpa, em Cabreúva, e também no Recife e em Timbaúba, na Zona da Mata pernambucana. Na mesma região onde já existe o Centro de Estudos Budistas Bodisatva Darmata (CEBB Darmata), sob a orientação do Lama Padma Samten, Sakya Trizin consagrou as terras que poderão, no futuro, receber um mosteiro da sua tradição.
Em busca de valores positivos
Publicamos, a seguir, a transcrição editada do evento Nascido no Tibete, no qual Sua Santidade Sakya Trizin respondeu perguntas do público reunido no Centro de Convenções de Pernambuco, em Olinda.
Quais as perspectivas para os próximos líderes religiosos do Tibete diante da situação da ocupação chinesa?
Quando saí do Tibete eu tinha 15 anos de idade, então tenho memórias muito claras de como era o Tibete antigamente. A situação neste momento é bem diferente. A vida tibetana era muito simples, despojada da busca de valores materiais; vivia-se com o básico; obviamente, era uma vida bastante difícil, mas já que não havia a busca por coisas externas e materiais porque elas não estavam disponíveis, as pessoas se satisfaziam com o que tinham. Elas viviam com uma alegria, uma leveza, porque não tinham buscas e, com isso, tinham uma vida mais saudável. Sou muito otimista e creio que as coisas acabarão indo em uma direção bastante positiva. Esperamos que os problemas possam ser resolvidos e que todos possam viver em paz e harmonia.
Como os rituais budistas podem colaborar para uma cultura de paz, principalmente nas comunidades que vivem em conflito e em violência no mundo todo?
Basicamente, somos corpo e mente e funcionamos dessa forma como seres humanos. A mente comanda e o corpo é o servente. Não deveríamos nos deixar influenciar pelos aspectos negativos da nossa mente, por emoções aflitivas, por exemplo. A nossa prática diz respeito a cultivar valores construtivos e positivos; uma vez que isso seja possível, as nossas ações – que refletem na nossa mente – serão construtivas e positivas.
Como o Budismo entende o processo de adoecimento do ser humano e qual é a linha de tratamento de saúde que o tibetano utiliza?
Primeiro, nosso entendimento é de que mente e corpo estão muito interligados; se formos capazes de desenvolver uma mente forte e equilibrada, isso fará com que a possibilidade de nos tornarmos doentes seja muito reduzida. Uma mente forte, com certeza, ajuda na manutenção de um corpo saudável. “Mente forte” significa cultivarmos os aspectos positivos, como amor, bondade amorosa, compaixão, paciência, tolerância e uma visão correta de mundo. Quando desenvolvemos essas condições, temos a possibilidade de ter uma vida mais saudável. Devemos treinar a nossa mente para desenvolver essas qualidades que, estando presentes no nosso conteúdo mental, nos tornam mais fortes e, portanto, mais capazes de superar as dificuldades que enfrentamos na nossa vida.
Como o Budismo pode contribuir para a educação das crianças no mundo de hoje?
Enquanto seres humanos, buscamos causas e condições de felicidade, então, as ações deveriam ir em direção a esse propósito. Apesar dessas necessidades serem básicas para todos, isso não está acontecendo no momento, e a razão principal é que todos nós estamos preocupados com os nossos próprios venenos mentais. Primeiro, temos que nos conscientizar dessas necessidades; segundo, temos que desenvolver ações, causas e condições para que essas necessidades possam ser preenchidas. Se buscamos felicidade, temos que criar causas e condições para que ela possa ser experimentada. Se há infelicidade é porque nos sentimos insatisfeitos com aquilo que temos, com aquilo que experimentamos. Se estamos insatisfeitos, nossa mente experimenta a infelicidade. Quando estamos infelizes, facilmente desenvolvemos raiva e várias ações vão ter nascimento e acabam sendo causa e condição de sofrimento. Devemos olhar para as nossas necessidades para que, verdadeiramente, não nos sintamos insatisfeitos e, assim, não permitamos que condições de infelicidade surjam em nossa mente. Há que se fazer uma transformação a partir da forma como percebemos as coisas, a partir de nós mesmos. Temos que ver como as ações aparecem a partir de nós mesmos. Certamente, as coisas não podem ser mudadas totalmente de forma perfeita; a melhor forma de iniciarmos esse processo é verdadeiramente nos tornamos conscientes do que é necessário para que as mudanças possam acontecer. Quando desenvolvermos a consciência do que deve ser mudado, aí caberá a nós a responsabilidade de agir em direção à transformação. Nós mesmos seremos responsáveis pelas mudanças, pelo nascimento de novos modos e assim as transformações irão surgindo e se estabelecendo.
Vamos conseguir algum dia ter paz social?
Claro que a existência humana é muito antiga e sempre existiram conflitos. No tempo do Buda também havia muitas discordâncias, muitas dificuldades, mas ele dava ensinamentos que inspiravam as pessoas a terem uma percepção diferente de mundo. A partir disto, elas se propunham a fazer transformações na sociedade e os problemas acabavam sendo solucionados. Esse mesmo exemplo pode ser aplicado em qualquer momento da história da humanidade. Para isso, é necessário que haja pessoas que assumam responsabilidades de transformar a partir de si mesmas, e gerar movimentos, causas e condições mais positivos, nos quais um novo olhar possa surgir.
Sua Santidade o Dalai Lama já anunciou a sua saída das funções políticas. É possível ter um líder político no Tibete que não seja necessariamente um líder religioso?
Essa é uma pergunta um pouco difícil de ser respondida porque a história dos dalai lamas é muito antiga e o atual, mesmo tendo renunciado às funções políticas do Tibete, vai continuar sendo o líder político e religioso. Claro que, se houver necessidade, o Dalai Lama estará pronto para ajudar a encontrar a solução mais pacífica possível. Sob esse ponto de vista, para muitos tibetanos, Sua Santidade o Dalai Lama ainda permanece como supremo líder tanto político quanto religioso.
Como achar o equilíbrio entre o consumo e apego aos bens materiais do capitalismo e a espiritualidade?
Isso não diz muito respeito a ter ou não ter bens materiais. O que temos que olhar é o que esses bens materiais vão nos proporcionar. Precisamos ter o equilíbrio para saber do que verdadeiramente precisamos e o excesso que estamos buscando. Precisamos treinar a nossa mente para olhar a veracidade das nossas necessidades. Ao criar um equilíbrio entre o que nós verdadeiramente precisamos e aquilo que nós buscamos, poderemos desenvolver um sentido diferente sobre o que os bens materiais podem nos proporcionar.
Como Sua Santidade vê o papel da mulher no Tibete e aqui no Ocidente?
Se olharmos o Tibete no passado, sim, havia um pequeno número de expressões femininas em qualquer área e principalmente entre professores espirituais. Mas houve uma mudança e já começamos a ver um número crescente de mulheres que têm expressão, não só na área do Budismo como também em outras áreas. Essa mudança acontece talvez não tão rapidamente como em outras partes do mundo, mas um número crescente de mulheres se destaca em diferentes atividades.
Como a filosofia budista pode contribuir para o pensamento científico da modernidade?
Eu entendo que ciência e filosofia budista são coisas distintas, mas obviamente, há uma interface na qual ciência e filosofia podem se unir e desenvolver conhecimento, principalmente quando se olha a natureza do fenômeno. Uma contribuição que o Budismo pode trazer é quando ele sugere que comecemos a fazer uma análise das coisas a partir do exame de nós mesmos. O Buda deixava bem claro que os ensinamentos dele não deveriam ser tomados como verdades até que, ao experienciá-los, o que surgisse de fato estivesse de acordo com o que ele falava. Aquilo que a ciência mostra não deveria ser tomado como fato verdadeiro até que se venha a demonstrar que o que se está dizendo é verdadeiro e bom. Nesse ponto, eu acredito que a filosofia budista e a ciência podem contribuir muito uma com a outra com esse olhar, ou seja, que as coisas sejam tomadas como experiência até serem provadas como positivas.
Qual a impressão que Sua Santidade teve do Brasil? Como podemos desenvolver uma vida mais espiritual, praticar o Budismo, em meio a todo esse complexo cultural – muito trabalho, consumo e entretenimento – em que vivemos?
Essa é a minha primeira visita a essa parte do mundo e eu vejo o Brasil como um país muito bonito, com pessoas muito amigáveis, amorosas e receptivas e vejo que as pessoas têm demonstrado uma vontade muito grande de praticar, estudar o Darma e colocar o Darma em sua atividade diária, isso é um aspecto muito positivo que me fez feliz nessa visita ao Brasil.
Qual seria o ensinamento mais eficaz para evitar o medo da morte?
A morte assusta a todos e é inevitável, ninguém pode mudar isso. Todos sabemos que cedo ou tarde vamos ter essa experiência; então, o melhor a fazer é nos prepararmos para isso. Enquanto somos jovens ou mesmo se somos mais velhos – não importa. A melhor forma de nos prepararmos é olhar essa realidade de frente e saber que ela vai ocorrer; e quando olhamos para isso, que possamos aprender que algumas coisas são essenciais em nossa vida como o desenvolvimento da bondade amorosa e da compaixão. Se nesse momento em que gozamos de saúde e lucidez, aprendermos a cultivar essas qualidades básicas e agirmos de acordo com elas, isso fará com que nosso momento da morte seja muito mais tranquilo.
Como Sua Santidade consegue ter essa serenidade no olhar?
Acredito e pratico aquilo que eu aprendi com meus professores; eles me transmitiram muitos ensinamentos preciosos, eu os pratico todos os dias e em todas as atividades que eu desenvolvo. Rezo e aspiro a que vocês consigam alcançar os seus objetivos de uma vida plena e feliz e que todas as suas aspirações possam se realizar.domingo, 19 de dezembro de 2010
A Aspiração de Samantabhadra para Nobres Ações

Saudações para o sempre-jovem Arya Manjushri!
1. Com claridade de corpo, fala, e mente,
Eu me curvo sem exceção a todos os leões entre os homens
Do passado, presente, e futuro,
Em todo o mundo e em todas as dez direções.
2. Pelo poder desta Aspiração para Nobres Ações,
Eu manifesto corpos tão numeroso quanto todos os átomos em todas as terras,
Atento em mente da presença de inúmeros Buddhas vitoriosos,
Eu me prosterno a todos eles.
3. Concebo o reino inteiro de verdade
Ser preenchido completamente de Iluminados.
Há tantos Buddhas quanto átomos apresentam em cada átomo,
Cada Buddha cercado por muitos Bodhisattvas.
4. Presto homenagem a esses felizes senhores,
Exaltando o oceano de suas perfeições inesgotáveis
Com um oceano de todas as melodias e sons,
E elogio infinito.
5. Ofereço a esses heróicos Buddhas
As melhores flores, as melhores guirlandas, a melhor música,
Os melhores ungüentos, pálios excelentes, as melhores lâmpadas,
E o melhor incenso.
6. Ofereço a esses heróicos Buddhas
As melhores roupas e melhores fragrâncias
E uma variedade de comidas empilhada tão alto quanto o Monte Meru,
Tudo perfeitamente organizarado.
7. Pelo poder de minha fé em ações nobres
Eu me prosterno e apresento
Oferecimentos vastos e inatingíveis
Para cada um dos vitoriosos Buddhas.
8. Confesso todo tipo de erro
Que eu fiz
Em pensamento, palavra, ou ação,
Sob a influência do desejo, raiva, ou ignorância.
9. Eu me alegro pelas ações meritórias
De todos os Buddhas das dez direções,
Bodhisattvas, Pratyeka Buddhas, Arhats,
Praticantes e de todos os seres sensíveis.
10. Eu peço para todos os Protetores Iluminados
Que atingiram o desapego da Buddhahood,
Que ilumine os mundos das dez direções
E gire a inigualável roda do Dharma.
11. Com mãos postas, peço eu
A esses que pretendem manifestar o nirvana final
Que permaneçam por tantas eras quanto átomos em todas as terras de Buddha,
Para alegrar e beneficiar todos os seres vivos.
12. Possa qualquer pouca virtude que eu tenha ganho
Pelas prosternações, oferendas, confissões,
Alegria, pedidos e aspirações,
Ser dedicada para atingir a perfeita Iluminação.
13. Que eu possa adorar os Buddhas do passado e esses agora do presente
Nos mundos das dez direções.
E aqueles que estão a vir que depressa cumpram suas aspirações,
E alcançar a Buddheidade atravessando as fases de iluminação.
14. Possam todos os mundos das dez direções
Ficar espaçosos, puros,
E cheios com vitoriosos Buddhas e Bodhisattvas,
Que produzam a real árvore da Iluminação.
15. Possa todos os seres nas dez direções
Sempre estar contentes e livres de doença.
Que as suas aspirações estejam em harmonia com o Dharma,
E pode eles cumprem suas esperanças.
16. Que eu possa executar todas as ações de Iluminação,
E me lembrar de minhas vidas em todos os estados de existência.
Em todas as minhas vidas, depois da morte, migração e renascimento,
Que eu sempre renuncie ao mundo.
17. Que possa seguir todos os vitorioso Buddhas,
E completamente aperfeiçoar todas as nobres ações.
Puro nas ações imaculadas de moralidade,
Que minha conduta sempre seja sem defeito e sem quedas.
18. Que eu possa ensinar o Dharma em todas as línguas,
Em qualquer sons compreensíveis pelos seres viventes,
No idioma dos deuses,
Dos nagas, yakshas, espíritos e seres humanos.
19. Possa eu executar as perfeições sempre diligente e pacientemente.
Possa eu nunca esquecer a mente de Iluminação,
E completamente remover
Qualquer negatividades que a possam obscurecer.
20. Livre de karma, corrupções e ações de demônios,
Como purificado do lodo,
Assim em todos os renascimento no mundo, possa eu estar desimpedido,
Como a lua e o sol no céu.
21. Ao redor de todas as terras em todas as direções,
Possam os sofrimentos dos mais baixos reinos ser completamente aliviados.
Estabelecendo todos os seres na felicidade,
Que eu possa trabalhar para o benefício de todos os seres vivos.
22. Possa eu realizar as ações de Iluminação completamente,
Trabalhando em harmonia com as ações de todos os seres,
Completamente demonstrando ações nobres,
E as executando por todas as eras futuras.
23. Possa eu sempre me associar com esses
Cujas ações são semelhantes a minas.
Que possamos agir semelhante em pensamento, palavra, e ação,
E que nossas aspirações sejam como uma.
24. Possa esses amigos que desejam me ajudar,
Completamente demonstrar ações nobres,
Que sempre me encontrem novamente,
E que eu nunca os desaponte.
25. Possa eu ver os vitorioso Buddhas sempre pessoalmente,
Esses guardiões cercados por Bodhisattvas,
E sem cansar em todas as eras futuras,
Possa eu sempre apresentar oferecimentos magníficos.
26. Possa eu sempre seguir o sagrado Dharma dos Buddhas
E iluminar as ações de Iluminação.
Possa eu estar completamente treinado em ações nobres
Nas eras futuras.
27. Através de renascimentos em todos os estados de existência,
Que eu possa acumular infinitos méritos e sabedoria.
Que eu possa me tornar um tesouro inesgotável de
Todas as virtudes de método, sabedoria, concentração e liberdade.
28. Possa eu sempre pertença a cada uma das diversas terras
Como se lá estivesse em cada átomo.
E em cada terra incontáveis Buddhas que se sentam no meio dos seus Bodhisattvas,
E executando as ações de Iluminação.
29. E deste modo possa eu executar em todos lugares,
Até mesmo em todo monte de pó,
As ações oceânicas de Buddhas do passado, presente e do futuro,
Em oceanos de puras terras e oceanos de eras.
30. Possa eu sempre atender a pura fala dos Buddhas vitoriosos,
Que possuem dentro de cada palavra a totalidade do perfeito Dharma,
Um oceano de palavras e idiomas
Precisamente servido às necessidades de todos os seres.
31. Eu possa eu possuir inteligência perfeita
Para atender à melodia infinita da fala,
Quando os Buddhas vitoriosos do passado, presente e do futuro
Girar as rodas do Dharma.
32. Que eu possa entrar em todo o passado, presente e nas eras futuras
Numa fração de segundo.
Que eu possa entrar em todas as eras futuras
Em um único momento.
33. Que eu possa ver todos os Leões entre os Homens
Do passado, presente e futuro em um único momento.
Possa eu sempre executar as suas atividades
Pelo poder de liberação de ilusão.
34. Que eu possa perceber em um único átomo o desígnio perfeito
Dos puros reinos do passado, presente e futuro.
Assim possa eu entrar nos reinos
Dos vitoriosos Buddhas de todas as direções.
35. Possa eu sempre estar na presença dos Iluminadores futuros dos mundos,
Quando eles alcançarem as fases de Buddheidade gradualmente,
E girar a roda do Dharma,
E manifestar a paz profunda de nirvana.
36. Que eu possa adquirir os poderes perfeitamente realizados de Iluminação
O poder de velocidade milagrosa,
O poder da porta para todo caminho espiritual,
O poder para manifestar todas as qualidades virtuosas.
37. O poder doe amor que tudo permeia,
O poder do mérito de toda virtude,
O poder da sabedoria que transcende todo o apego,
E os poderes de sabedoria, método e concentração.
38. Possa o poder da ação ser totalmente purificado,
O poder das corrupções ser subjugado totalmente,
O poder dos demônios ser totalmente destruído,
E o poder das nobres ações ser aperfeiçoado.
39. Possam este oceano de todas as terras ser completamente purificado,
O oceano de seres liberado completamente,
O oceano do Dharma completamente compreendido,
E o oceano da sabedoria completamente atingido.
40. Possa o oceano de ações ser completamente purificado,
O oceano de aspirações completamente realizado,
O oceano de Buddhas incessantemente adorados,
E incansavelmente as nobres ações executadas por oceanos de eras.
41. Os vitoriosos Buddhas do passado, presente e futuro
Atingiram a Buddheidade iluminada
Pela aspiração para realizar as nobres ações de Iluminação.
Que eu possa realizar todas essas ações sem exceção.
42. O filho primogênito de todos os vitoriosos Buddhas
É chamado Samantabhadra.
Eu dedico todos estes méritos
Que minhas ações podem estar as daquele sábio.
43. Do mesmo modo que aquele nobre dedicou
Seu completamente puro corpo, fala e mente,
Ações e reinos,
Igualmente, possa eu fazer igual a isso.
44. Executar toda virtude nobre,
E praticarei a aspiração de Manjushri.
Possa eu incansavelmente realizar todas as suas ações
Em todas as era futuras.
45. Que não haja nenhum limite para as minhas atividades.
Que não haja nenhum limite para as minhas boas qualidades.
Por perseverar em ações ilimitadas,
Que eu possa realizar todas as ações milagrosas.
46. O limite de seres vivos
É como o limite do espaço aberto.
Possa o limite de minhas aspirações ser assim igual
Para o limite das suas atividades e paixões.
47. Quem oferece ao vitoriosos Buddhas
Todos os reinos das dez direções adornados de jóias,
E todas as alegrias excelentes de deuses e homens
Por tantas eras quanto há átomos nesses reinos, ganhará grande mérito.
48. Mas quem ouve esta oração de maior dedicação,
Grandemente aspira aperfeiçoar a Iluminação,
E até mesmo uma vez gerada a fé,
Ganha mérito até mais alto e mais sagrado.
49. Quem profere esta Aspiração de Ações Nobres
Nunca suporta novamente os mais baixo renascimentos,
Abandona todos as más companhias,
E logo vê o Buddha de luz ilimitada.
50. Eles acharão o que é buscado
E viverão em felicidade,
Também acharão alegria nesta vida,
E logo se tornarão como o próprio Samantabhadra.
51. Embora possam ter, em ignorância,
Cometido os cinco pecados irredimíveis,
Eles serão logo completamente purificados
Por proferir esta Aspiração a Nobres Ações.
52. Eles alcançarão sabedoria perfeita, um semblante brilhante,
Forma etérea, marcas físicas auspiciosas e um nascimento nobre.
Os seres profanos e diabólicos não os aborrecerão,
E serão honrados nos três reinos.
53. Eles alcançarão depressa a árvore real da Iluminação,
Lá residindo para beneficiar a todos os seres.
Como Buddhas iluminados virarão a roda do Dharma,
Domesticando os anfitriões endiabrados.
54. Quem sabe, ensina ou recita
Esta Aspiração para Ações Nobres
Deve atingi a perfeita e última Buddheidade.
Que nenhum perca a esperança de completo Iluminação.
55. De qualquer modo Manjushri valoroso e Samantabhadra
Sabem como transferir o mérito,
Assim eu dedico todas as minhas próprias virtudes
Que eu possa treinar para ficar como eles.
56. Por esta dedicação, elogiada como suprema
Pelos Buddhas vitoriosos do passado, presente e futuro,
Eu dedico todas estas raízes de virtude
Para realizar ações nobres.
57. No momento de minha morte,
Todas as ofuscações serão removidas,
Eu verei o Buddha da luz ilimitada,
E irei para a pura terra da felicidades perfeita.
58. Naquela terra feliz,
Possa eu manifestar completamente todas essas aspirações,
E beneficiar a todos os seres
Ao longo de todo o universo.
59. Ali feliz, naquele puro reino santificado pelos Buddhas,
Eu possa estar renascido num corpo bonito e perfeito de um loto,
E o Buddha Amitabha, Ele mesmo
Profetize a minha própria Iluminação.
60. Possa eu realizar benefícios incontáveis depois disso
Para seres os muitos vivos em todas as dez direções
Pelo poder da sabedoria perfeita
Em suas milhares encarnações.
61. Por qualquer pequena virtude que eu juntei
Proferindo esta Aspiração a Ações Nobres,
Possa todas as aspirações virtuosas dos seres vivos
Ser realizadas em um único momento.
62. Pelo mérito ilimitado ganho dedicando assim
Por esta Aspiração para Ações Nobres,
Possam os seres incontáveis que se afogam na torrente de sofrer
Alcançar a fase de Amitabha.
63. Possa esta maior das orações de dedicação
Beneficiar os seres vivos incontáveis.
Que este ornamento de Samantabhadra
Liberte todos os seres do sofrimento dos mais baixos reinos.
O versos 1 a 12 são para recitar quando se visita santuários, faz-se prosternações, oferecimentos, confessando carma negativo, ou alegrando-se pelas ações virtuosas e meritórias dos Buddhas, Bodhisattvas e seres santos. Também é bom recitar sempre que você visitar estupas e templos ou conhecer os santos professores.
O verso 12 pode ser usado como cântico sumário.
O versos 13 a 63 são uma dedicação feita quando você executa ações boas.
O versos 55 a 56 são versos de dedicação que você pode usar ao término de qualquer oração.
Traduzido em inglês por Lama Venerável Kalsang Gyaltsen, Ane Kunga Chodron,
e John Golden, Sakya Phuntsok Ling em Washington D.C. no auspicioso
ocasião do Tibetan ano novo 1987. (Trad. Port. R. Samuel).
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